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Escaliers dans le cinéma

L’usage des escaliers dans le cinéma dépasse leur simple rôle architectural pour devenir des symboles puissants de transition et de transformation narrative. Des premiers films muets à nos jours, ils incarnent des moments clés, des voyages émotionnels et philosophiques des personnages.

Cet article explore comment les escaliers ont enrichi la narration cinématographique. Il trace cette évolution depuis « Le Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein. Il examine aussi des œuvres modernes comme « Joker » et « Inception ». Les escaliers symbolisent des passages cruciaux ou des états de changement.

Allons à la découverte de leur mise en scène, influencée par des innovations technologiques telles que les dollies de travelling et la Steadicam. Ces derniers ont révolutionné la manière de capturer leur essence symbolique et dramatique.

Apparition des escaliers dans l’histoire du cinéma

L’émergence des escaliers dans le cinéma

L’intégration des escaliers dans le cinéma, transcendant leur simple fonction architecturale, a marqué une évolution notable dans l’Art narratif visuel, devenant des éléments dynamiques de mise en scène et de symbolisme.

Depuis les premières expériences cinématographiques à la fin du XIXe siècle, ces structures ont servi à introduire des mouvements et tensions, ou à symboliser des voyages métaphoriques. Ils incarnent des transitions significatives, des moments cruciaux, ou même les voyages émotionnels et philosophiques des personnages.

Le cinéma muet

Dès l’ère du cinéma muet (1895-1929), le décor a joué un rôle prédominant. Avant même l’avènement de la couleur, les contrastes et textures devaient être discernables par l’éclairage. Le noir et blanc était utilisé pour son esthétique. Il servait aussi à créer des ponts temporels ou évoquer des moments significatifs. Cette importance est mise en lumière dans « Le Cuirassé Potemkine » de Sergueï Eisenstein, sorti en 1925. Elle est aussi illustrée dans « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau, réalisé en 1946. Les escaliers, notamment, se sont avérés capables de transcender leur rôle utilitaire. Ils enrichissent la narration. Ils symbolisent souvent, des transitions ou des moments clés.

« Le Cuirassé Potemkine »

Le film « Le Cuirassé Potemkine », représente un jalon dans l’usage symbolique et narratif des escaliers dans le cinéma. La scène emblématique de l’escalier d’Odessa n’est pas seulement un exploit technique et artistique, elle incarne la puissance du cinéma à utiliser des éléments architecturaux pour renforcer la dramaturgie.

« La Belle et la Bête »

Dans « La Belle et la Bête », la scène des escaliers emblématique, la Belle glisse magiquement le long des escaliers du château, capturant l’essence onirique et surnaturelle du film. Cette séquence utilise les escaliers pour symboliser le passage entre les mondes et l’entrée de « la Belle » dans une réalité enchantée, marquant le début de sa relation complexe et émouvante avec « la Bête ». Les jeux d’ombre et de lumière accentuent la beauté et le mystère de cet instant clé.

À travers l’histoire du cinéma, les escaliers ont évolué. Ils sont passés de simples composantes fonctionnelles à des symboles puissants.
Ces derniers symbolisent la transition et la transformation. Ils illustrent le passage du temps. Ils montrent également l’évolution dans la vie des personnages. Ces derniers servent enfin, de métaphore pour les défis à surmonter.

Intégrés à l’Art cinématographique, ils témoignent de l’ingéniosité des cinéastes. Ces cinéastes utilisent chaque aspect de leur environnement pour enrichir le récit. Ils prouvent une fois de plus que le cinéma est une forme d’Art. Celle-ci va bien au-delà de la simple projection d’images en mouvement.

La symbolique des escaliers

« Le Cuirassé Potemkine »
Escaliers dans le cinéma
Chute du landeau et les martyrs de la scène, dans le film « Le Cuirassé de Potemkine ».
Source : https://dumas.ccsd.cnrs.fr

« Le Cuirassé Potemkine », un film de S.M. Eisenstein, a été produit à la demande du Parti Soviétique, qui voulait l’utiliser comme outil de propagande.

Le réalisateur a donc transformé l’histoire d’une révolte échouée en une légende héroïque. Il mêle politique et Art pour montrer la rébellion d’un peuple.

Au cours de la scène de l’escalier d’Odessa, qui constitue le quatrième acte du film, une série de martyrs est présentée. Cette présentation vise à marquer profondément les spectateurs. Initialement, un assassin tue Vakoulintchouk, un protagoniste de la révolte et membre de l’équipage. Son corps est exposé sur les quais d’Odessa.
Suit alors le tragique sort d’une mère tenant son enfant blessé.
Elle est exécutée sans merci par les soldats. Cela se produit malgré ses supplications pour qu’ils retiennent leurs tirs. Positionnée au pied des escaliers, face aux militaires apparemment dépourvus d’humanité, elle est abattue.

L’Innovation cinématographique et impact visuel dans « Le Cuirassé Potemkine »

Le climax est atteint lorsqu’une femme, prête à descendre les marches avec un landau dans lequel repose son bébé, est brutalement tuée d’une balle dans l’abdomen par les soldats. Cette scène, souvent décrite comme insupportable et horrifique, a acquis une notoriété mondiale.
L’usage innovant fait par Eisenstein de l’escalier a enrichi la dimension narrative. Il s’en est servi dans la mise en scène de la chute du landau. Cela a révolutionné le rôle des escaliers dans le cinéma. Il leur a attribué une fonction active.
Cela va bien au-delà du simple élément décoratif.

Le Cuirassé Potemkine et l’escalier d’Odessa : Symboles de révolte, sacrifice et espoir dans le cinéma révolutionnaire

Le film transforme une révolte réelle en un mythe héroïque. Il illustre l’idéal révolutionnaire de solidarité et de sacrifice pour le bien commun. Eisenstein utilise l’Art pour amplifier la politique. Il montre la rébellion non pas comme un acte isolé, mais comme un mouvement populaire puissant, capable de défier l’oppression.

La scène de l’Escalier d’Odessa :
Cette scène emblématique dépasse le simple décor pour devenir un élément narratif clé, chargé de symbolisme.
La montée et la chute :
La montée pourrait représenter l’espoir et symboliser le progrès. Elle représente l’effort pour atteindre un idéal. Tandis que la chute illustre les pertes tragiques. Et montre également la répression brutale et l’échec face à des forces écrasantes.
Le Landau :
La chute du landau sur les escaliers est particulièrement significative. Ce n’est pas seulement une perte de vie innocente, mais aussi la perte de l’innocence elle-même. Cela souligne la brutalité et l’inhumanité des forces répressives. Le landau qui dévale les marches représente la façon dont les impacts de la révolution et de la répression dépassent les combattants immédiats pour toucher les vies les plus innocentes.
Les Martyrs de la scène étalés sur les escaliers :
Vakoulintchouk, la mère et son enfant : la scène représente différents aspects de la souffrance et du sacrifice. La mère et son enfant incarnent la lutte universelle contre l’oppression, mais aussi l’espoir que ces sacrifices ne sont pas vains, servant de catalyseur pour une prise de conscience et une action collective.
À travers ces symboles, Eisenstein communique plusieurs messages clés :

-La solidarité : La lutte collective est plus puissante que les actes isolés. L’union et la solidarité sont essentielles pour surmonter l’oppression.

-Le sacrifice : Les sacrifices personnels sont inévitables et nécessaires dans la lutte pour la liberté et la justice.

-Le réveil : Les tragédies personnelles et collectives peuvent servir de catalyseur pour l’éveil et l’action du peuple.

La « Belle et la Bête »

Dans « La Belle et la Bête » (1946) de Jean Cocteau, la scène des escaliers occupe une place centrale. Elle est importante tant sur le plan visuel que symbolique. Cocteau, en maître du surréalisme, utilise cet élément architectural. Il transcende le réel et plonge le spectateur dans un univers de conte de fées. Dans cet univers, la magie et le mystère prédominent.

La montée de « la Belle »

Les escaliers dans ce film fonctionnent comme un portail entre deux mondes. Ils séparent le monde de la réalité quotidienne de celui du fantastique et du merveilleux. La première montée de « la Belle » dans les escaliers du château est chargée d’anticipation et d’émerveillement. Elle illustre son passage d’une vie de labeur à une existence où la magie devient possible. Cette ascension peut être interprétée comme son élévation au-dessus des préoccupations terrestres. « La Belle » atteint un état de grâce, où l’amour et la beauté intérieure prennent une importance capitale.

Montée de « la Belle » du château dans le film « La Belle et la Bête » de Jean Cocteau. (Image générée par Dream Studio)
Escaliers dans le cinéma
Descente de « la Belle » du château dans le film « la Belle et la Bête » de Jean Cocteau. Source : https://uffejbretagne.net
La descente de « la Belle »

La descente, quant à elle, pourrait symboliser le retour à la réalité ou la confrontation avec les conséquences de ses choix. Cependant, dans « La Belle et la Bête », même la descente conserve une dimension magique, illustrant que « la Belle » a été transformée par son expérience et ne peut plus voir le monde de la même manière.

À travers ces symboles, Cocteau communique plusieurs messages clés :
L’Amour transcendant

Au cœur du film se trouve un message. L’amour véritable va au-delà des apparences physiques et peut transformer tant celui qui aime que l’objet de son amour. La relation entre « la Belle et la Bête » montre que l’amour, la compassion et la compréhension mutuelle ont le pouvoir de révéler la véritable beauté intérieure et de briser les malédictions.

Le Courage et le Sacrifice

« La Belle » fait preuve d’un immense courage en acceptant de prendre la place de son père. Elle montre que la bravoure véritable réside dans la capacité à se sacrifier pour ceux qu’on aime. Ses voyages à travers les escaliers du château symbolisent ses propres transformations intérieures, à mesure qu’elle apprend à voir au-delà de la surface.

La Transformation

La métamorphose de « la Bête » en prince charmant n’est pas seulement le fruit de l’amour de « la Belle ». Elle représente le potentiel de rédemption inhérent à chacun. « La Bête » doit affronter ses propres démons intérieurs. Ces démons sont symbolisés par les diverses épreuves. Ils sont aussi représentés par les mouvements ascendants et descendants dans le château. Ainsi, « La Bête » doit mériter cet amour salvateur.

« Le Cuirassé Potemkine » et « La Belle et la Bête » utilisent les escaliers comme symboles puissants : le premier pour représenter la lutte et la rébellion, le second pour le passage et la transformation. Eisenstein illustre la solidarité et le sacrifice face à l’oppression, tandis que Cocteau explore l’amour transcendant et la métamorphose personnelle. Ces films démontrent comment le cinéma peut capturer l’esprit humain à travers des scènes comme celles des escaliers, visuellement impactantes et des thèmes universels. Comment les escaliers sont à présent mis en scène ?

Escaliers comme élément de mise en scène

L’Approche des réalisateurs et mise en scène des escaliers

L’Art de la réalisation cinématographique intègre les mouvements de caméra comme éléments clés. Cela est surtout vrai en ce qui concerne le travail avec les escaliers. Ces mouvements sont essentiels pour composer les différents plans d’un film. Ils sont cruciaux à l’éditing. Pour assurer une cohérence visuelle du début à la fin d’une œuvre, il est impératif d’appliquer des principes rigoureux.
Ces mouvements contribuent, au même titre que le cadrage, le montage, et les décors, à l’évocation des émotions auprès du public.

Les escaliers, avec leurs caractéristiques architecturales spécifiques, jouent un rôle prépondérant. Ils sont cruciaux dans la création de ces émotions et sensations au cinéma. Cela est dû à leur capacité à générer une ambiance presque tangible, ou une « aura ». Ces structures bénéficient également d’attributs techniques et géométriques.

Ces attributs influencent le cadrage et les mouvements de caméra. Grâce à leurs perspectives, leurs proportions harmonieuses et parfois leur symétrie, ils enrichissent leur valeur scénique et symbolique. L’exploitation des escaliers par les techniques cinématographiques avancées permet de les mettre en exergue. Elle permet aussi d’innover en matière de cadrage et de dynamiques de caméra.

L’Avancée des technologies et techniques de tournage des escaliers dans le cinéma

Les techniques modernes comme la Steadicam ont révolutionné les scènes d’escaliers, permettant des mouvements fluides et des prises de vue dynamiques qui étaient inimaginables auparavant. Cette liberté de mouvement a ouvert de nouvelles avenues créatives, permettant aux réalisateurs de jouer avec la perspective, la vitesse et la direction, enrichissant ainsi le langage cinématographique.

L’Iconique montée des marches dans ‘Rocky’: Un triomphe de la Steadicam

Un exemple de film où apparaît un escalier et qui utilise les techniques modernes comme la Steadicam est « Rocky » sorti en 1976, et réalisé par John G. Avildsen. Dans ce film, la séquence emblématique où Rocky Balboa, incarné par Sylvester Stallone, monte les marches du « Philadelphia Museum of Art » illustre parfaitement la révolution apportée par la Steadicam. La caméra suit Rocky de manière fluide et dynamique, capturant la montée en puissance de son personnage, ainsi que son triomphe lorsqu’il atteint le sommet des marches. Cette séquence est devenue iconique, montrant comment cette technique moderne peut transformer une scène d’escalier en un moment cinématographique puissant et inoubliable.

La CGI « Computer-Generated Imagery »

L’introduction de la CGI, qui signifie Computer-Generated Imagery ou images générées par ordinateur, fait référence à l’utilisation d’effets spéciaux créés avec des logiciels informatiques. Les animateurs et les créateurs d’images de synthèse réalisent ces effets, aussi appelés effets visuels numériques ou VFX, pour les films. La saga « Harry Potter » réalisée en 2002, est un excellent exemple de l’utilisation de la CGI. L’escalier mouvant de « Poudlard » qui apparaît dans le film, est une illustration notable. Les créateurs utilisent la Computer-Generated Imagery pour donner vie à cet escalier magique. Celui-ci se déplace de manière imprévisible, ajoutant une dimension visuelle unique.

Cette technique a poussé cette exploration encore plus loin, libérant les escaliers des contraintes physiques et offrant aux cinéastes la possibilité de les déformer, de les étendre à l’infini ou même de défier les lois de la gravité, contribuant à la création de mondes entièrement nouveaux.

Le Cinéma d’animation

Parallèlement, le cinéma d’animation a bénéficié de l’évolution technologique, en particulier dans la manière de représenter et d’utiliser les escaliers. Un exemple notable d’escalier apparaissant dans un film d’animation est celui du film « Monstres & Cie » produit en 2001 par Pixar. Dans ce dernier, il y a une scène mémorable où les personnages principaux, Sulli et Bob Razowski, montent et descendent rapidement les escaliers dans l’usine de la compagnie. La séquence fait appel à l’animation pour créer un environnement dynamique où les escaliers jouent un rôle clé, contribuant à la progression de l’intrigue et au rythme comique du film. Les techniques d’animation avancées de Pixar rendent possibles les mouvements fluides des personnages et des escaliers.


Les escaliers dans le cinéma : Symboles de voyage et transition à l’ère des avancées technologiques

Ces avancées ne se limitent pas à la création d’effets spectaculaires, elles permettent également d’approfondir le symbolisme des escaliers, souvent utilisés pour représenter le voyage, la transition ou le changement.

En définitive, l’évolution des technologies et des techniques de tournage a permis aux escaliers de s’affirmer comme des éléments clés du récit cinématographique, offrant des possibilités infinies pour raconter des histoires de manière visuellement captivante et émotionnellement impactante. Nous découvrions une sélection de photographies mettant en avant les escaliers en tant que symbole essentiel au sein du cinéma.

Les escaliers cinématographiques à travers les genres : Symbole clé
Le Film dramatique et psychologique :

« Joker », réalisé par Todd Phillips et sorti en 2019, est un film dramatique et psychologique qui explore les origines complexes d’un des antagonistes les plus emblématiques de l’univers DC (Detective Comics) , le Joker. Joaquin Phoenix incarne « Arthur Fleck », un comédien raté aux prises avec une société indifférente et cruelle, qui le pousse progressivement à la folie et à adopter l’identité du « Joker ».

La scène de l’escalier dans le film « Joker » située dans le quartier du Bronx à New York

Cette scène attire désormais les touristes depuis la sortie du film, reliant Shakespeare Avenue à Anderson Avenue. Cette dernière est devenue emblématique, capturant un moment de transformation pour le personnage principal.

La séquence de l’escalier, voit « Arthur » descendre les 132 marches en dansant de manière exubérante, un contraste frappant avec ses luttes et son désespoir antérieurs. Vêtu de son costume complet de « Joker », maquillé avec le visage iconique du personnage, cette scène symbolise sa métamorphose complète en « Joker », marquant son acceptation et son embrassement de son identité de paria.

L’Escalier de « Joker » comme métaphore de transformation et de rébellion

Plus qu’une simple transition physique d’un point A à un point B, l’escalier sert de métaphore à l’ascension d’ « Arthur » vers sa nouvelle existence en tant que « Joker », libéré des chaînes de sa vie antérieure marquée par la douleur et l’humiliation. La musique, les mouvements de danse libérateurs et l’esthétique visuelle contribuent à une atmosphère à la fois triomphale et tragique, reflétant la complexité du personnage et les thèmes plus larges du film tels que la folie, l’isolement et la société qui tourne le dos à ses membres les plus vulnérables.

Cette scène a non seulement marqué un tournant dans le film, mais est également devenue un moment culturel significatif, symbolisant le pouvoir du cinéma à créer des images durables et puissantes. L’escalier du Bronx, auparavant insignifiant aux yeux du grand public, est devenu un lieu de pèlerinage pour les fans, illustrant comment les lieux réels peuvent acquérir une nouvelle signification à travers le prisme du cinéma.

L’escalier du Bronx, dans le film « Joker ». Source : https://www.lunion.fr
L’escalier dans le film de comédie : Home Alone

« Home Alone » (Maman, j’ai raté l’avion), réalisé par Chris Columbus et sorti en 1990, est devenu un classique indémodable des films de Noël. Centré sur le jeune « Kevin McCallister », interprété par Macaulay Culkin, qui se retrouve accidentellement laissé seul à la maison pendant que sa famille part en vacances de Noël en France, le film mêle humour, aventures enfantines et l’esprit de Noël. L’ingéniosité de « Kevin » pour protéger sa maison contre deux cambrioleurs maladroits, « Harry » et « Marvin », offre des moments de comédie pure et de tendres leçons sur la famille et le courage.

Scènes mémorables de pièges et de farces :

Parmi les nombreuses scènes mémorables de pièges et de farces, la scène de l’escalier se distingue particulièrement. « Kevin » utilise l’escalier de sa maison comme une défense stratégique contre les cambrioleurs. Il rend les marches glissantes en les recouvrant de glace, transformant un simple escalier en un obstacle presque insurmontable. Lorsque « Harry » et « Marvin » tentent de monter, ils glissent et tombent de manière spectaculaire, illustrant le génie créatif de « Kevin » pour protéger son foyer.

Cette scène n’est pas seulement hilarante par sa chute slapstick, mais elle symbolise également l’ingéniosité et la détermination de « Kevin ». Malgré son jeune âge, il fait preuve d’une créativité et d’une résilience remarquables, utilisant les moyens du bord pour créer des défenses ingénieuses. L’escalier, un élément ordinaire de la maison, devient une forteresse impénétrable sous l’ingéniosité de « Kevin », reflétant l’idée que même dans la situation la plus désavantageuse, l’intelligence et la débrouillardise peuvent prévaloir.

L’Esprit ingénieux de « Home Alone »

« Home Alone » est un hymne à l’astuce et à l’indépendance, et la scène de l’escalier est un exemple brillant de la manière dont le film mélange l’humour, l’action et les leçons de vie. Elle reste gravée dans la mémoire des spectateurs comme un moment emblématique de rire et d’admiration pour le courage d’un enfant seul à la maison.

Home Alone (1990) L’escalier dans le film « Home Alone »
Source : https://www.google.fr  
L’escalier de Penrose dans le film de science-fiction :

Dans « Inception », réalisé par Christopher Nolan en 2010, l’escalier de Penrose joue un rôle clé dans la démonstration des principes des rêves au sein du film. Cette structure impossible, également connue sous le nom d’escalier infini, apparaît dans une scène où « Arthur », joué par Joseph Gordon-Levitt enseigne à « Ariane » interpétée par Ellen Page, l’architecte des rêves, comment les lois de la physique peuvent être manipulées dans le monde des rêves. La boucle continue de l’escalier de Penrose semble monter sans fin. Elle présente un exemple parfait d’illusion d’optique que seul l’univers des rêves peut réaliser.


L’Escalier de Penrose dans ‘Inception’: Symbole des frontières entre rêve et réalité

Cette scène n’est pas seulement une démonstration fascinante des possibilités infinies dans la création d’univers oniriques, mais elle sert également à illustrer un des thèmes centraux du film : la question de la perception et de la réalité. L’escalier de Penrose, en défiant les lois de la physique, symbolise les limites floues entre le réel et l’imaginaire, et comment notre esprit peut être trompé.

En outre, cet escalier illustre la complexité et l’ingéniosité requises pour naviguer et manipuler les niveaux de rêves. Il met en lumière les défis auxquels les personnages doivent faire face pour atteindre leurs objectifs, tout en représentant visuellement les boucles et les pièges que l’esprit peut créer. L’escalier de Penrose, ainsi que la scène dans laquelle il apparaît, résume l’habileté du film à jouer avec les concepts d’espace, de temps, et de réalité, captivant le spectateur dans un labyrinthe de questionnements.

L’escalier de Penrose sans fin du film Inception de Christopher Nolan. Source : https://culturellementvotre.fr

 

Les escaliers ont élevé leur fonction au-delà de leur simple aspect architectural pour devenir des éléments fondamentaux de l’histoire et du symbolisme dans le monde du cinéma.

Des moments marquants depuis « Le Cuirassé Potemkine » à « Joker », véhiculent des notions de transformation, de défis et de progression.

Les avancées techniques ont diversifié leur mise en scène, permettant aux réalisateurs d’explorer de nouvelles avenues narratives.

En définitive, les escaliers démontrent comment le cinéma a le pouvoir de transformer des éléments quotidiens en véhicules puissants de narration, soulignant l’évolution incessante de cette forme d’Art visuel.

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